Réduire l’empreinte écologique

L’autoroute durable

Pour APRR, comme pour Eiffage, l'intégration des enjeux liés au monde du vivant et à l’environnement concerne l’intégralité de la chaîne des activités du groupe : de la construction à l’entretien du réseau, du service clients à l’amélioration de la performance énergétique. La politique en faveur de l’environnement représente 12 % du coût d’une nouvelle autoroute. Protection de l’environnement et réduction de l’impact de nos activités sont donc au cœur de tous les projets d’APRR.

Politique en faveur de la biodiversité, réduction de l’impact environnemental, lutte contre les pollutions, protection des sols, préservation des ressources, APRR travaille à réduire l’empreinte écologique de l’autoroute.

Le travail accompli par le Groupe en faveur de l’autoroute durable a été reconnu et salué : AREA a été la première société autoroutière à recevoir en 2013 la certification QSE, Qualité, Sécurité et Environnement.

La parole de l'expert

"Les autoroutes offrent de nombreuses opportunités de contribution concrète à la stratégie nationale biodiversité. APRR est en interaction directe avec les milieux naturels et s'implique depuis de nombreuses années dans l'analyse du comportement des espèces végétales et animales, la mise en oeuvre de mesures de prévention et de préservation. Par exemple en lien avec la Stratégie nationale pour la biodiversité, APRR a un réseau d'apiculteurs-salariés."

Valérie David
Directrice développement durable d'Eiffage

Un engagement quotidien

APRR porte dans le domaine des concessions autoroutières l’engagement d’Eiffage pour un développement urbain durable, dans le respect de l’environnement et de la biodiversité.
 
Dans la lignée du site "Effet Papillon" d’Eiffage, qui sensibilise aux enjeux de la biodiversité au sein des métiers du Groupe, APRR a mis en place différentes actions : panneaux d’information sur la richesse de la biodiversité de certaines aires, politique de préservation des ressources…
 
APRR dispose d’un patrimoine naturel de plus de 10 000 hectares - accotements, talus, terre-plein centraux et aires. Les sols et plus largement les espaces naturels font l’objet d’une politique spécifique, la "politique espaces naturels". Celle-ci vise la sécurité des salariés, des riverains et des clients, le respect des politiques de développement durable et de management de l’environnement de l’entreprise et la pérennité des ouvrages.
 
APRR s’implique dans la mise en œuvre de mesures de prévention de la flore (limitation des pesticides, tonte raisonnée, etc.) et de préservation de la faune (passage à faune, gîte à chauve-souris, etc.) Dans le cadre de la Stratégie nationale pour la biodiversité, le Groupe mobilise également ses collaborateurs et ses clients.
 
 

L’autoroute partenaire de la biodiversité

APRR veille à concilier les réseaux humains et les "autoroutes de la vie". Le Groupe est engagé dans des actions de court et moyen terme à l’horizon 2018/2020 pour protéger la faune et la flore : corridors biologiques, observatoires, bassins de protection des eaux… Plusieurs ouvrages ont été construits sur l’A39 entre Dole et Bourg-en-Bresse ou près de Grenoble dans la vallée du Grésivaudan. Sur l’A39, les passages à faune sont distants de seulement 4 km ; on n’en compte pas moins de 38 sur une autoroute de 150 km. Des expérimentations sont également menées pour développer des aires "biodiversité compatibles" et sensibiliser ainsi les voyageurs à la nécessité de préserver la biodiversité.
 
En interne, les salariés s’impliquent autour d’un projet d’apiculture : des ruchers ont été installés sur des sites d’exploitation à travers le Réseau bzzz. Ils sont entretenus par des collaborateurs du Groupe devenus apiculteurs bénévoles qui partagent leur passion avec les collègues.
 
APRR participe également aux réflexions sur l’autoroute durable : au sein du think tank CILB, pour travailler à toujours mieux intégrer la question de la biodiversité dans ses activités. Il est également partie prenante des réflexions stratégiques menées au niveau de l'ONU avec Eiffage sur la biodiversité et la préservation des espèces. 

La réduction de l’impact environnemental

APRR travaille à maîtriser l’empreinte carbone : en veillant à la réduction des congestions, en favorisant le covoiturage, en améliorant l’efficience énergétique des installations… Ainsi, l’éclairage des tunnels a été repensé pour réduire l’empreinte écologique de l’autoroute. L’installation de LED dans le tunnel de Dullin sur l’A43 a permis de réduire la consommation énergétique de 23 %. Et des systèmes de programmation électronique permettent de diminuer l’intensité de la lumière en différents endroits du réseau, sans aucun compromis sur la sécurité et le confort des automobilistes.
 
Cet engagement en faveur du développement durable a été salué. AREA a reçu en 2012 la mention spéciale du jury dans la catégorie "Écologie Industrielle" du Prix Entreprise et environnement. Ce prix a récompensé une initiative qui permet d’utiliser un résidu industriel à la place du gros sel habituellement répandu pour le traitement des chaussées en hiver. Fruit d’un partenariat avec des acteurs locaux, cette démarche impulsée par AREA associe la prouesse technique, l’enjeu économique et la réduction de l’empreinte écologique.

La lutte contre les pollutions

Au quotidien, APRR lutte contre les nuisances sonores et les pollutions :
  • rénovation des murs antibruit sur l’A41 Nord entre Aix-les-Bains et Annecy
  • en 2014, division par deux de la quantité d’herbicides utilisée sur les aires, en privilégiant le désherbage mécanique et la "tondeuse écologique"

APRR rend ses aires de service éco-responsables. Un programme pluriannuel d'équipement en "points recyclage" a été lancé pour promouvoir les gestes éco-citoyens. Sur les aires et gares de péage du réseau autoroutier, APRR offre un service de tri comparable à celui des communes traversées. Un tri à la source organisé autour de containers verre, plastique, et tout venant pour sensibiliser les voyageurs aux bons gestes. 
 

La gestion de l’eau

APRR et AREA ont inscrit leurs nouveaux programmes pluriannuels de protection de la ressource en eau aux Contrats de plan 2014-2018. Le Groupe a ainsi élaboré une politique de préservation de la ressource en eau, qui s’organise entre maîtrise de la consommation, prévention des risques d’atteinte, homogénéité des bonnes pratiques et développement de l’innovation.
 
La gestion des eaux est optimisée, au travers d’un réseau qui laisse transiter naturellement les eaux des bassins versant naturels vers les cours d’eau. Il collecte également l’intégralité des eaux de la plateforme autoroutière dans des ouvrages de traitement spécifique : des bassins multifonctions.
 
Au quotidien, l’organisation des chantiers vise formellement la réduction de la consommation, le recyclage des eaux et la prévention de leur pollution. Les équipes s’attachent à maîtriser les risques de pollution des eaux par déversement et à gérer les équipements d’assainissement.

La préservation des ressources

APRR a développé une expertise reconnue dans la gestion et la maîtrise des ressources par l'utilisation de techniques avancées, concernant l’utilisation du sel, la méthodologie des coupes d'arbres, l’emploi des engrais phytosanitaires...
 
La sensibilisation et l’échange des meilleures pratiques font également partie des actions destinées à tous les collaborateurs d’APRR.
 
Depuis 2011, APRR dispose d’une politique de recyclage des matériaux de chaussées : une variante recyclage et des taux cibles d’enrobés recyclés sont définis.
 
Chaque année, en hiver, pour permettre à ses clients de se déplacer malgré la neige et le verglas, APRR met en oeuvre un programme de viabilité hivernale. 60 000 tonnes de sel sont répandues sur les routes chaque hiver. Poste de matériaux important, le sel classique est remplacé par la fine de sel. APRR remplace en Combe de Savoie le gros sel extrait des marais salants de Méditerranée par de la fine de sel, un résidu naturel du process industriel d’une usine proche du site de fabrication de la saumure. Ce partenariat avec les industriels locaux constitue un modèle d’écologie industrielle. 

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